Tiberiu POPOVICI
Né en Transylvanie en 1952, le chef d'orchestre
français, d'origine roumaine, Tiberiu Popovici a commencé sa formation musicale
par l'étude du violon.
Ses inclinations pour la direction d'orchestre ont
été très tôt découvertes et nourries (premier concert dirigé à l'âge de 16 ans)
par le réputé chef d'orchestre hongrois Ervin Acél. Emil Simon, le chef de la
Philharmonie de Cluj devient son professeur de direction au CNSM de Cluj
(Premier Prix de direction d'orchestre). Plus tard, Ion Baciu, Igor Markéwitch
et Kurt Masur vont contribuer à sa formation (masterclasses).
Son expérience de chef d'orchestre commence dès
l'âge de 17 ans, lorsque Tibère Popovici monte son premier Orchestre de Chambre
d'étudiants qu'il transforme ensuite en l'Orchestre Gradus ad Parnassum. En 1977
il crée à Constanza un nouvel orchestre de professionnels qui est devenu par la
suite la Philharmonie "la Mer Noire".
Chef permanent, entre 1976 et 1990, dans deux
théâtres devenus de première importance en Roumanie sous sa direction, Cluj et
Constantza, Tibère Popovici développe un répertoire de 50 oeuvres lyriques,
qu'il dirige dans plus de 1200 représentations. Il dirige les plus belles 'voix'
comme Nicolae Herlea, Ludovic Spiess, Ionel Pantea, Elena Cernei, Eugenia
Modoveanu, et contribue à l'émergence de jeunes talents en les préparant pour
leurs débuts.
Après 15 ans de direction d'opéra, Tibère Popovici
se consacre à l'étude approfondie de l'esthétique musicale. C'est ainsi qu'il
rédige en 1991 un mémoire intitulé Le spectacle d'opéra entendu d'entre la
fosse et la scène qui lui vaut un Diplôme d'Etudes Approfondies (D.E.A.) à
la Sorbonne en Esthétique et Sciences de l'Art.
Souhaitant prendre ses distances avec le milieu
professionnel, Tibère Popovici se tourne alors vers l'enseignement de la
musique, afin de partager avec les plus jeunes les fruits de son expérience.
C'est ainsi qu'il devient, en 1991, professeur de piano, de violon et de
formation musicale, combinaison inhabituelle, à l'école de musique de
Montlignon. Deux ans plus tard, on lui demande d'assurer la direction de la
chorale : c'est le début d'une nouvelle vie musicale pour Tibère Popovici.
En 2002, faisant appel à son talent et son expérience, le choeur Novéa d'Argenteuil
le sollicite pour en assurer sa direction. L'osmose entre le chef et ses élèves
est totale. Sa patience, sa compréhension, mais aussi sa détermination et son
exigence jamais dissimulée apportent un nouveau souffle à cet ensemble vocal. Avec
ou sans orchestres, les concerts qu'il monte se distinguent par la qualité de
leur programme. Tibère Popovici n'hésite pas à faire des arrangements d'un
répertoire éclectique, pour le plaisir de ses chanteurs.
A Paris, Tibère dirige la Johannespassion
de J.S. Bach à la Madeleine et à St. Roch, en 1993 et la presse remarque ''une
lecture moderne où Bach est vivant, plus vivant que jamais".
A Nevers, en 1999, le public de la Société des
Concerts Nivernais a découvert dans les Symphonies Linz et
Jupiter de Mozart "un autre chef de grande qualité, Tibère Popovici,
d'origine roumaine, qui a su faire passer les émotions, la force et la poésie
que ces oeuvres contiennent."
Tibère Popovici continue ses collaborations avec
les meilleurs orchestres roumains, en dirigeant récemment un programme Fauré -
Richard Strauss, à la tête de l'Orchestre de Chambre de la Radio de Bucarest,
retransmis pas CBC Canada et Cyprus Broadcasting Corporation.
La presse a retenu "la musicalité d'une baguette
dynamique et nuancée", "l'économie du geste", le "sérieux et la précision du
travail" ainsi que "la souplesse et l'énergie considérable".